Artefacts
depuis 2025
Sculptures en impression 3D en PLA (acide polylactique - plastique biosourcé fabriqué à partir de matières végétales et non de pétrole brut, issu de ressources renouvelables comme l'amidon de maïs).
Elles représentent l’écho du monde virtuel au monde physique.
Elles sont la représentation physique la plus pure des formes digitalisées.
Les conceptions abstraites qui étaient soumises aux limites de ma créativité et à la puissance de mon ordinateur rejoignent le monde réel avec ses contraintes de faisabilité.
Pour les impressions 3D et les installations, j’explore un mélange de surréalisme et de brutalisme digital auxquels sʼajoute une mise à nu conceptuelle de la technologie. Ces artefacts portent les marques successives des étapes de leur création. Les opérations digitales, défauts d’impression ou de numérisation ne sont pas cachés mais sont porteurs de sens. J’estime que le présent est assez futuriste pour ne pas nécessiter d’embellissements spéculatifs.
Le plastique vient rencontrer le ciment brut qui n'a pas vécu cet aller-retour. Le contraste de formes et de couleurs met en valeur la transformation qui a été opérée. Le plastique représente l'humanité d'aujourd'hui, protéiforme, opérant ces allers-retours entre le digital et le physique.
La matière aux couleurs vives célèbre l'âme humaine, source de création et d'adaptation.
Le ciment représente le monde dans lequel nous naviguons : Purement urbain, il n'oppose pas le plastique humain à la nature vierge comme pourrait le faire le bois ou la pierre, mais au monde que nous traversons aujourd'hui, déjà construit et transformé à notre image.
Cette opposition de matières reflète la relation de l'humanité à sa civilisation, tous deux en constante évolution et reconstruction.














